La Radiesthésie
La radiesthésie, anciennement appelée rhabdomancie ou encore sourcellerie, est (selon la définition de l'abbé Bouly) la croyance en la faculté de découvrir, grâce au pendule ou à la baguette, ce qui est caché aux facultés normales mais dont l'existence est réelle ou imaginaire.
Le radiesthésiste permettrait de découvrir des sources, retrouver un objet perdu ou une personne disparue, établir un diagnostic médical, déterminer la profondeur d'un puits, etc.
On doit le mot "radiesthésie" aux abbés Bouly et Bayard. Ce mot est composé du mot latin radius, qui signifie rayon et du mot grec 'aisthêsis' qui veut dire sensibilité.
Un radiesthésiste est une personne qui pratique la radiesthésie. Ses accessoires les plus courants sont :
Le pendule (masse pesante quelconque mais symétrique suspendue à un fil souple); cet objet est parfois creux de façon à pouvoir y placer des "témoins" (voir ci-dessous);
La baguette, est constituée de deux branches en matière flexible d'environ trente centimètres de long, reliées à une extrémité. Elle sert le plus souvent à la recherche de sources, mais peut tout aussi bien servir en matière de radiesthésie médicale.
les témoins servent de support psychique, mais ils n'ont rien d'indispensable. Ils peuvent aider à mobiliser les connaissances relatives à l'objet de la recherche.
Complément à la définition de la radiesthésie :
La radiesthésie est l'art d'utiliser le pendule ou la baguette en faisant volontairement intervenir l'activité inconsciente de l'opérateur, pour aider à découvrir ce qui est caché aux facultés mentales ordinaires de l'individu, mais dont l'existence est réelle, dans le champ du présent ou du passé.
Toute personne capable de concentrer sa pensée, éventuellement avec l'aide de témoins appropriés, peut pratiquer avec succès la radiesthésie après un entraînement simple et rationnel.
La télé-radiesthésie, n'est qu'une forme particulière de la radiesthésie, elle met en jeu les mêmes perceptions mais à distance.
La voyance n'est pas de la radiesthésie, elle met en jeu d'autres formes de perceptions, dans un autre champ, celui du futur.
Sommaire
1 L'étude scientifique du phénomène radiesthésie : L'expérience de Munich
1.1 La méthodologie
1.2 Le groupe de test
1.3 Les résultats
1.4 Tom Napier reprend l'expérience
1.5 Conclusion
2 Voir aussi
L'étude scientifique du phénomène radiesthésie
L'expérience de Munich
Entre 1986 et 1988, un expérience de grande ampleur fut conduite à l'université de Munich. Cette expérience avait pour but de déterminer si la radiesthésie était une méthode de détection fiable.
La méthodologie
Un robot, qui portait un tuyau dans lequel circulait une masse d'eau, était positionné au hasard sous un faux plancher. Le sourcier devait ensuite, à l'aide de n'importe quel ustensile de son choix (pendule, baguette...) déterminer la position de l'eau. Afin d'obtenir des résultats statistiquement significatifs, l'expérience fut réalisée auprès d'un groupe de test où chaque sourcier effectuait des séries de 5 à 15 essai par session.
Le groupe de test
500 sourciers se présentèrent et, après avoir validé la méthodologie, sélectionnèrent 43 d'entre eux afin de participer à l'expérience.
Les résultats
Deux ans et 843 essais plus tard, l'analyse des résultats démontra que les radiesthésistes obtenaient les mêmes résultats qu'une détection effectuée au hasard. Cependant, les sourciers notèrent que 6 radiesthésistes avaient obtenus un taux de succès significatif, et prétendirent que sur les 43 sourciers du test, seulement 6 avaient de réelles compétences. Les statisticiens démontrèrent que sélectionner uniquement les sujets ayant eu un taux de réussite élevé était une erreur d'analyse mais l'expérience fut tout de même considérée comme un échec par les autorités allemandes.
Tom Napier reprend l'expérience
Après cet échec, Tom Napier de la "Philadelphia Association for Critical Thinking" (PHACT) retenta l'expérience. Même méthodologie et même groupe test. Mais cette fois, tout est simulé par ordinateur. Un ordinateur place virtuellement le tuyau d'eau et un autre ordinateur donne, au hasard, la position du tuyau. Les résultats obtenus par les sourciers lors de l'expérience de Munich sont équivalents aux résultats obtenus par la méthode avec randomisation. De même que 6 sourciers avaient obtenus des taux de réussite significatifs lors de l'expérience de Munich, 6 sourciers virtuels ont obtenus de bons résultats lors de l'expérience de Napier.